Atlas de Boston Dynamics : le robot humanoïde tout électrique qui soulève 50 kg
Passé à l’électrique, Atlas est entré en production pour l’industrie. Avec 56 degrés de liberté et 50 kg de charge en levée ponctuelle, il compte parmi les humanoïdes les plus puissants du marché. Il reste pourtant réservé à un cercle très fermé de clients.
Découvrir Atlas de Boston Dynamics
Atlas est le robot humanoïde de Boston Dynamics, l’entreprise américaine connue pour ses vidéos de robots qui courent, sautent et font des saltos. Sa version de production, présentée au CES de Las Vegas en janvier 2026, est entièrement électrique. Elle abandonne en effet le système hydraulique des anciens Atlas, plus bruyant et plus fragile. Selon Boston Dynamics, le robot mesure 1,90 m pour 90 kg.
Il soulève 50 kg ponctuellement, 30 kg en continu et 20 kg d’une seule main, selon la fiche officielle.
Ses articulations tournent en continu, et sa portée atteint 2,3 mètres.
Il tient deux heures en levage lourd et change seul sa batterie en trois minutes.
Hyundai a pris 80 % de Boston Dynamics en 2021, sur la base d’une valorisation de 1,1 milliard de dollars. En juillet 2026, le groupe a racheté la part restante de SoftBank et détient désormais 100 % de l’entreprise. Hyundai aligne donc la feuille de route d’Atlas sur sa propre stratégie industrielle.
Le robot résiste aussi à l’eau et à la poussière (indice IP67) et fonctionne de -20 à 40 °C. Il peut être autonome, ou piloté à distance avec un casque de réalité virtuelle ou une tablette. Son intelligence s’appuie sur un partenariat avec Google DeepMind, annoncé en janvier 2026, qui intègre les modèles Gemini Robotics. Notre panorama des robots humanoïdes en 2026 le compare au reste du marché.
La vidéo de présentation publiée par Boston Dynamics détaille les fonctions d’Atlas.
Ce qu’Atlas sait faire
Manipuler et porter des charges lourdes
La force reste son point fort. Atlas déplace des pièces automobiles, trie et range, avec des mains équipées de capteurs tactiles qui dosent la pression. En mai 2026, une vidéo de Boston Dynamics l’a montré soulevant un mini-réfrigérateur de 23 kg, une tâche apprise en quelques semaines par apprentissage par renforcement en simulation. L’entreprise indique qu’il manipule jusqu’à 45 kg avec cette méthode.
Une nouvelle main à quatre doigts
Le 1er octobre 2026, Boston Dynamics a présenté une nouvelle main à quatre doigts, avec 13 degrés de liberté contre 7 pour la précédente. Des capteurs de pression couvrent le bout des doigts et la paume, et la main se sert d’outils comme une perceuse. En revanche, l’entreprise n’a pas précisé si cette main équipe déjà les Atlas de production.
Bouger et apprendre en flotte
Ses articulations à rotation continue lui donnent une amplitude de mouvement qu’aucun corps humain n’atteint. Ainsi, il se retourne, se penche et se replie selon des angles inhabituels. Une compétence apprise par un robot peut ensuite être déployée sur toute la flotte.
Les limites d’Atlas
Atlas n’est pas en vente au public. Toute la production 2026 est réservée à Hyundai et à Google DeepMind, et les autres clients ne sont attendus qu’en 2027. Sa cadence reste modeste : selon le média Semafor, environ quatre Atlas sortaient chaque mois au printemps 2026. Un cadre de Hyundai jugeait par ailleurs en septembre 2026 qu’une introduction en Bourse de Boston Dynamics en 2027 serait difficile, l’entreprise ayant perdu de l’argent en 2025. Atlas reste donc une plateforme industrielle haut de gamme, pas un robot domestique.
À qui s’adresse Atlas
Atlas vise l’industrie lourde, et pour l’instant un cercle très fermé.
Propriétaire et premier client, Hyundai a ouvert en septembre 2026 un centre d’entraînement pour Atlas près de Savannah, en Géorgie. Le groupe prévoit 25 000 Atlas dans ses usines et celles de Kia aux États-Unis à partir de 2028.
Google DeepMind doit recevoir des Atlas pour entraîner ses modèles Gemini Robotics sur un corps physique.
Boston Dynamics veut explorer l’aéronautique, les semi-conducteurs, la logistique et l’agroalimentaire.
Atlas joue dans une autre catégorie que les humanoïdes plus abordables comme le Unitree G1. Son concurrent le plus direct dans l’industrie reste Tesla Optimus, qui n’est pas encore commercialisé. En juillet 2026, Atlas a aussi apporté le ballon d’un match de la Coupe du monde de football au stade de New York – New Jersey.
Production et disponibilité d’Atlas
Boston Dynamics annonce une nouvelle usine capable de produire 30 000 robots par an. Les sources divergent sur ce chiffre : l’entreprise parle de robots en général, alors qu’Axios et Heise évoquent 30 000 Atlas d’ici 2028. De plus, le lieu de cette usine n’est pas confirmé. Aucun prix public n’est communiqué, et il n’existe aucun canal d’achat pour un particulier ou une entreprise extérieure. Pour la France, Atlas reste donc une référence à suivre, pas un robot à acquérir.
L’entreprise traverse aussi une période de changements. Son PDG Robert Playter a quitté ses fonctions en février 2026 après 30 ans dans la société, et la directrice financière Amanda McMaster assure l’intérim.
Comparez les modèles, les prix et les usages pour choisir le robot humanoïde fait pour vous.