Clean My Exam : réécrire un texte IA sans piéger son fichier

Clean My Exam : réécrire un texte IA sans piéger son fichier
Clean My Exam : réécrire un texte IA sans piéger son fichier
Clean My Exam : réécrire un texte IA sans piéger son fichier
Clean My Exam : réécrire un texte IA sans piéger son fichier

Clean My Exam permet de réécrire un texte généré par une IA. L’objectif affiché est simple : ne plus déclencher les détecteurs que l’enseignement supérieur utilise. Le service est un site web français, sans installation, qui s’adresse ouvertement aux étudiants. Une option récente traite aussi des PDF entiers.
 
 

Découvrir Clean My Exam

Romain Brosolo édite le site en micro-entreprise. Le front-end tourne chez Vercel, le back-end chez Railway, les données chez Firebase. La FAQ attribue la technologie à un « Clean My Exam LLM » personnalisé. Une « équipe de docteurs, de chercheurs et de spécialistes du marketing » l’aurait mis au point. Aucune information publique ne permet de vérifier cette équipe. Les mentions légales, elles, ne désignent qu’une seule personne. La promotion passe surtout par un compte TikTok dédié, qui publie des démonstrations courtes.
L’interface tient sur une seule page. Vous collez un texte dans le champ de gauche. Vous choisissez ensuite la cible, « Tous les détecteurs » ou « Compilatio », puis vous lancez la transformation. Le résultat s’affiche ensuite à droite, et l’outil surligne en couleur les mots qu’il a changés. Un compteur de crédits en haut à droite décompte un crédit par mot traité. Le service fonctionne même sans compte, ce qui permet de l’essayer immédiatement.
 
 

Prise en main

Sans inscription, la plateforme ouvre un quota de 400 crédits, soit 400 mots au total. La création d’un compte en ajoute 500, sans carte bancaire. Chaque requête s’arrête à 200 mots, avec ou sans compte. Nous avons soumis un paragraphe universitaire de 178 mots, chargé en dates, chiffres et noms propres. Il portait sur le moratoire de 1992 sur la pêche à la morue à Terre-Neuve. L’outil s’ouvre par défaut sur le mode « Tous les détecteurs » et sur la qualité « Normal ».
 

 
La transformation a pris une vingtaine de secondes, file d’attente comprise. Une modale « Comment nous as-tu connu ? » s’ouvre alors par-dessus le résultat et demande votre canal d’acquisition. Le texte revient réécrit, plus fluide que l’original, et le sens général tient. Un détail passe à la trappe. L’outil a transformé « John Crosbie » en « John Cros », sans le moindre signalement.
 

 
 

Fonctionnalités clés

L’humanisation en mode « Tous les détecteurs »

L’outil propose ce mode par défaut. C’est également le plus intrusif des deux. Au-delà de la reformulation visible, il remplace une partie des lettres par des caractères d’autres alphabets qui leur ressemblent. Sur notre rendu de 178 mots, nous avons compté 378 caractères substitués pour 568 lettres latines restantes. Le e devient un е cyrillique (U+0435) et le c un sigma lunaire grec ϲ (U+03F2). Le a, le o, le i, le j et le q subissent le même traitement. Au total, 162 mots sur 184 contiennent alors au moins une lettre non latine. Trois autres passages ont donné la même densité, soit environ deux caractères remplacés par mot.
 

 
 

Ce que deviennent les citations et les références

La réécriture ne s’arrête pas aux guillemets. Nous avons soumis un paragraphe contenant une citation entre guillemets français, attribuée à un rapport. La sortie a modifié la citation elle-même. « L’attente n’agit pas seule, elle amplifie des inégalités déjà installées » ressort en « l’attente ne crée pas tout, elle renforce souvent des écarts qui existent déjà ». Le passage reste entre guillemets, mais il ne correspond plus à sa source. Un second essai a même déplacé le guillemet fermant au milieu de la phrase. L’outil ajoute également des astérisques Markdown autour du titre d’ouvrage.
 

 
 

Adresses, liens et chiffres après traitement

Un troisième test portait sur des éléments à recopier tels quels. L’adresse contact@ecole-exemple.fr paraît intacte à l’écran, mais elle contient onze lettres cyrilliques : elle ne fonctionne plus. L’URL Legifrance a purement disparu du rendu, et l’outil l’a remplacée par la mention « accessible en ligne via le site Legifrance ». Le montant 1 234,50 €, la référence à l’article L. 511-3 et le nom Naïma Benhaïm traversent le traitement sans dommage. Une bibliographie ou une liste de sources ne survit donc pas au traitement.
 

 
 

Le mode ciblé Compilatio

Le second bouton change complètement le comportement du service. Sur quatre passages en mode Compilatio, nous n’avons relevé aucun caractère substitué : le texte revient en alphabet latin intégral. La réécriture y gagne également en prudence, et l’outil a cette fois gardé « John Crosbie » en entier. L’interface n’explique nulle part cette différence de traitement. Elle décide malgré tout de ce qui atterrit dans votre fichier.
 

 
 

La qualité du français produite

La reformulation reste inégale d’un passage à l’autre. Notre premier essai a rendu un texte lisible, avec un vocabulaire correct et des transitions naturelles. Le deuxième passage sur le même paragraphe a produit une phrase bancale. Elle s’ouvre ainsi : « Au 2ème jour du mois de Juillet de l’année 1992, annonçait le ministre canadien des Pêches, John Crosbie un moratoire… ». Ailleurs, « cette œuvre s’est révéler être fortement controversée » et « les répliques qui furent tentées » remplacent des réplications d’étude. Les chiffres souffrent également, puisque l’outil a rendu « 1 % » sous la forme « un petit pour cent ». Une relecture ligne à ligne reste donc indispensable.
 

 
 

Le PDF indétectable et l’analyse plagiat

L’onglet « PDF Indétectable » annonce un document rendu avec la même police et la même mise en page. Le taux que le détecteur affiche, lui, tombe à zéro. La FAQ officielle décrit le procédé sans détour : « rien ne change visuellement : même contenu, même mise en page, même police. On modifie seulement ce que voient les détecteurs ». Ces deux outils vivent dans un tableau de bord que seuls les comptes ouvrent. Sur le plan gratuit, ils affichent tous deux zéro crédit et un bouton d’achat. Nous n’avons donc pu tester ni l’un ni l’autre.
 
 

Cas d’usage

L’étudiant qui a rédigé lui-même : les détecteurs produisent des faux positifs, et un texte personnel peut déclencher l’alerte à tort. Le service sert alors de reformulation avant dépôt. Le mode Compilatio est le seul à recommander dans ce cas, puisque l’autre injecte des caractères étrangers dans le document.
 
Le rédacteur web : la FAQ cite explicitement les rédacteurs et les blogueurs. Le quota de 200 mots par requête en gratuit rend l’exercice laborieux sur un article complet. La limite passe à 1 200 mots par requête sur le plan Pro.
 
Le professionnel qui prépare un rapport : la reformulation peut servir à casser un style trop uniforme. La perte de fidélité sur les citations, les liens et les noms propres impose alors une vérification systématique du document final.
 
 

Tarifs

Le service ouvre 400 crédits sans inscription, puis 500 crédits supplémentaires à la création d’un compte, sans carte bancaire, un crédit correspondant à un mot. Ensuite, quatre abonnements mensuels prennent le relais : Basic à 19,99 € par mois pour 15 000 mots, Standard à 29,99 € par mois pour 50 000 mots, Pro à 49,99 € par mois en volume dit illimité, Expert à 79,99 € par mois avec le PDF indétectable. Enfin, les deux outils du tableau de bord se vendent aussi à l’unité, 4,99 € le rapport d’analyse et 19,99 € le PDF indétectable.
 

 
 

Analyse des points forts et limites

Points forts

  • Essai immédiat : vous disposez de 400 mots sans compte, sans carte bancaire et sans adresse email.
  • Décompte transparent : le compteur retire exactement un crédit par mot, ce que six transformations confirment.
  • Interface en français : tous les écrans rencontrés passent en français, y compris les messages de blocage.
  • Mode Compilatio propre : cette option produit une vraie reformulation, sans manipulation de caractères.
  • Documentation RGPD sérieuse : l’éditeur nomme son responsable de traitement, détaille ses bases légales, annonce une conservation de 30 jours, liste ses sous-traitants et indique la voie de recours CNIL.

 

Limites

  • Caractères étrangers injectés : le mode par défaut remplit le document de lettres cyrilliques et grecques, invisibles à l’œil mais présentes dans le fichier.
  • Citations réécrites : l’outil modifie le texte entre guillemets comme le reste, ce qui rompt le lien avec la source.
  • Liens et adresses cassés : une URL disparaît du rendu, une adresse électronique revient truffée de caractères cyrilliques.
  • Fidélité aléatoire : l’outil tronque un nom propre, transforme un pourcentage en formule vague et remplace un terme technique par un autre.
  • Promesses chiffrées non tenables : l’interface annonce 70 % et 99 % de réussite selon la qualité choisie, quand les conditions d’utilisation excluent toute garantie.
  • Aucun âge minimum : ni les conditions d’utilisation ni la politique de confidentialité n’en fixent, alors que la cible affichée inclut les lycéens.
  • Gratuité non renouvelable : les 900 crédits cumulés ne se rechargent pas, et ils ne couvrent aucun des deux outils du tableau de bord.
  • Preuves sociales douteuses : le compteur d’étudiants satisfaits grimpe en continu tant que la page reste ouverte, et personne ne peut vérifier les témoignages datés d’hier.

 

 
 

Notre recommandation

Clean My Exam fait deux choses très différentes derrière un même bouton, et le choix du mode change tout. En mode Compilatio, vous obtenez un reformulateur honnête, correct sur des textes courts, à condition de relire les chiffres et les noms propres. En mode « Tous les détecteurs », vous récupérez un document truffé de caractères d’alphabets étrangers. La conséquence est très concrète. Le correcteur orthographique souligne alors tout le texte. Une recherche de mot n’y trouve plus rien, et un copier-coller vers un autre logiciel expose la manipulation. Pour une simple reformulation, un outil de réécriture classique fait le même travail sans toucher aux caractères. Si vous utilisez malgré tout ce service, restez sur le mode ciblé et vérifiez votre fichier avant de le rendre.
 
 

Questions fréquentes sur Clean My Exam

Les caractères remplacés sont-ils repérables par mon établissement ?

Oui, et les éditeurs de détecteurs le documentent eux-mêmes. Compilatio consacre une page à la détection des textes altérés, et cite en exemple le P latin que remplace le rhô grec. Un pourcentage de texte en langage non reconnu s’affiche alors dans l’onglet Synthèse. Turnitin lève de son côté un drapeau « Replaced Characters » visible par l’enseignant.
 

Comment reconnaître un texte passé par un humaniseur de ce type ?

Trois signes sautent aux yeux sans outil particulier. Le correcteur orthographique souligne presque tous les mots, y compris dans un document bien écrit. Une recherche par Ctrl+F sur un mot visible à l’écran ne renvoie aucun résultat. Enfin, les liens et les adresses électroniques cités dans le document ne fonctionnent plus.
 

Le service garantit-il de passer les détecteurs ?

Non, et ses propres conditions d’utilisation le disent. L’article 3.3 précise que le site « ne garantit pas que les rapports fournis empêcheront toute détection par des outils tiers ». L’article 3.4 exclut ensuite « toute garantie de suppression totale de la détection d’IA ». L’interface affiche de son côté 70 % de réussite en qualité Normal et 99 % en Premium. Ces deux discours ne se recoupent pas.
 

 

Que deviennent les textes que l’on colle dans l’outil ?

La politique de confidentialité annonce une conservation de 30 jours, puis une suppression des serveurs, sauf demande contraire de l’utilisateur. L’éditeur supprime les comptes inactifs après douze mois. Le même document cite Firebase, Railway, Vercel, Stripe et PostHog comme sous-traitants, avec des serveurs dans l’Union européenne ou aux États-Unis. Il ne mentionne aucune finalité d’entraînement de modèle, mais la formule « assurer le bon fonctionnement du service et de ses algorithmes » reste vague.
 

Que risque un étudiant qui utilise ce type d’outil ?

La manipulation volontaire de caractères pour tromper un logiciel anti-plagiat relève de la fraude aux examens, que la section disciplinaire de l’établissement sanctionne. Les conditions d’utilisation renvoient la responsabilité à l’utilisateur, en lui demandant de respecter les règlements de son établissement. La sanction porte alors sur l’intention démontrée. Elle pèse ainsi plus lourd qu’un simple soupçon de rédaction assistée.
 

Peut-on se faire rembourser après un achat ?

Le remboursement reste très difficile à obtenir. L’article 9.2 des conditions fait renoncer au droit de rétractation dès la première utilisation du service. L’article 9.4 exclut ensuite tout remboursement en cas d’insatisfaction, d’oubli de résiliation ou d’erreur de formule. Les abonnements se renouvellent enfin automatiquement, et la résiliation passe par la page Mon compte.
 

Quelle différence avec MyPaperClean ?

Les deux services visent le même public étudiant francophone et citent tous deux Compilatio, ce que les humaniseurs anglo-saxons ne font pas. MyPaperClean ouvre un essai gratuit de 200 mots, contre 400 mots sans compte ici. Clean My Exam publie sur son propre blog un comparatif entre les deux services, dont il ressort évidemment vainqueur. Le vrai facteur de choix reste le comportement constaté sur votre texte, mode par mode.
 
 
Pour aller plus loin : découvrez tout notre dossier pour écrire et rédiger avec l’IA.
 
Mise à jour : 8 septembre 2026

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