Make : automatiser vos tâches sans code avec l’IA

Make : automatiser vos tâches sans code avec l’IA

Make permet d’automatiser des tâches entre plusieurs applications sans écrire de code, en reliant des modules sur un schéma visuel. La plateforme fonctionne dans le navigateur et se connecte à plus de 3 000 applications, dont Gmail, Google Sheets, Notion, Slack ou ChatGPT. Elle s’adresse aux indépendants, aux équipes marketing et aux petites entreprises qui veulent supprimer les copier-coller répétitifs.
 
 

Découvrir Make

Make vient de Prague, où une équipe d’entrepreneurs tchèques a lancé la plateforme Integromat en 2016. L’éditeur allemand Celonis a racheté la société en 2020 pour environ 100 millions de dollars, puis le service a pris le nom de Make en 2022. Les équipes de développement sont restées à Prague. Le site officiel et la documentation sont en anglais.
Tout repose sur des scénarios : un déclencheur, comme un nouvel e-mail ou une ligne ajoutée dans un tableur, lance une suite d’actions dans d’autres applications. Chaque étape apparaît sous forme de bulle, reliée aux autres par des flèches, ce qui rend le parcours des données lisible d’un coup d’œil. Depuis 2025, Make ajoute une couche d’IA avec des agents capables de prendre des décisions. Maia, un assistant, construit aussi un scénario à partir d’une description en langage courant.
 
 

Prise en main

Vous créez un compte gratuit, sans carte bancaire, puis vous ouvrez l’éditeur de scénarios. Le premier module choisi sert de déclencheur, par exemple « Watch emails » dans Gmail. Vous ajoutez ensuite les modules suivants en cliquant sur le petit « + », et chaque application demande une connexion à votre compte la première fois.
Le bouton « Run once » lance un test et affiche, sur chaque bulle, les données reçues et envoyées. Cette vue aide beaucoup à repérer une erreur de champ ou de format. Il reste à activer le scénario et à choisir sa fréquence. La version gratuite lance un scénario au maximum toutes les 15 minutes, et les offres payantes jusqu’à chaque minute. Les tableaux et les itérateurs demandent en revanche un temps d’apprentissage réel, même pour un utilisateur à l’aise avec l’informatique.
 
 

Fonctionnalités clés

Un éditeur visuel pour des scénarios complexes

L’éditeur permet bien plus qu’une simple suite d’actions. Les routeurs envoient les données vers plusieurs branches, les filtres arrêtent un scénario quand une condition n’est pas remplie, et les itérateurs traitent une liste élément par élément. Des fonctions intégrées transforment les dates, le texte ou les nombres sans quitter l’éditeur. Cette souplesse fait la force de Make face à des outils plus linéaires comme Zapier.
 

Plus de 3 000 applications et un module HTTP

La bibliothèque couvre les outils de bureautique, les CRM, l’e-commerce, les réseaux sociaux et les services d’IA. Quand une application manque, le module HTTP appelle directement son API, à condition de savoir lire une documentation technique. Les webhooks permettent aussi de déclencher un scénario depuis un formulaire ou un site. Le niveau de détail varie d’un connecteur à l’autre, et certains n’exposent qu’une partie des fonctions de l’application.
 

Agents IA et assistant Maia

Make AI Agents, encore présenté en bêta sur la page des tarifs, confie à un modèle d’IA le choix des actions à mener selon le contexte. Maia construit un scénario à partir d’une demande rédigée en langage courant, puis vous laisse le corriger dans l’éditeur. La plateforme propose aussi plus de 350 applications d’IA, un extracteur de contenu et une recherche web. Ces fonctions restent récentes : un scénario généré par Maia mérite une vérification module par module avant activation.
 

Suivi, historique et serveur MCP

Chaque exécution laisse un historique consultable, avec les données passées par chaque module. Make Grid affiche une carte de toutes vos automatisations et de leurs liens. Un serveur MCP permet aussi à un assistant comme Claude ou ChatGPT de lancer vos scénarios. La gestion des erreurs, avec des modules dédiés pour réessayer ou ignorer une étape, demande un réglage soigné.
 
 

Cas d’usage

Indépendant : il range chaque pièce jointe reçue par e-mail dans Google Drive. Une ligne s’ajoute en même temps dans son tableau de suivi.
 
Équipe marketing : elle récupère les contacts d’un formulaire, les envoie dans son CRM et déclenche un message de bienvenue personnalisé par l’IA.
 
Boutique en ligne : elle synchronise les commandes de son site avec sa comptabilité. L’équipe reçoit aussi une alerte sur Slack à chaque rupture de stock.
 
Créateur de contenu : il transforme chaque nouvel article de blog en brouillons de publications pour plusieurs réseaux sociaux.
 
 

Tarifs

La formule gratuite donne 1 000 crédits par mois et deux scénarios actifs, avec 15 minutes au moins entre deux exécutions. Ensuite, la formule Core coûte 12 $ par mois, ou 10,59 $ par mois en paiement annuel, pour 10 000 crédits et des scénarios illimités, et la formule Pro 21 $ par mois, ou 18,82 $ en annuel. Enfin, la formule Teams coûte 38 $ par mois, ou 34,12 $ en annuel, avec la gestion des rôles, et l’offre Enterprise se négocie sur devis.
 
 

Analyse des points forts et limites

Points forts

  • Un éditeur visuel très lisible : le parcours des données apparaît bulle par bulle, avec le détail de chaque exécution.
  • Une logique avancée sans code : routeurs, filtres, itérateurs et fonctions couvrent des cas complexes.
  • Un prix d’entrée bas : la formule Core donne 10 000 crédits pour 12 $ par mois.
  • Plus de 3 000 applications : le module HTTP comble les manques pour qui sait lire une API.
  • Un éditeur européen : la société appartient à l’allemand Celonis et développe la plateforme à Prague.

 

Limites

  • Un apprentissage exigeant : les tableaux, les itérateurs et la gestion des erreurs demandent du temps.
  • Des crédits difficiles à prévoir : chaque action compte, et un module d’IA en consomme davantage selon le volume traité.
  • Une aide en anglais : la documentation et le centre d’aide ne sont pas traduits.
  • Réputation contrastée : Trustpilot affiche 2,8 sur 5 pour 172 avis, avec des plaintes sur la facturation, des connecteurs incomplets et des scénarios en échec relancés sans alerte.

 
 

Notre recommandation

Make convient aux utilisateurs prêts à investir quelques heures d’apprentissage pour automatiser des processus avec plusieurs étapes et des conditions. La formule Core suffit à un indépendant ou à une petite équipe, à condition de surveiller sa consommation de crédits. Pour deux ou trois automatisations simples, Zapier reste plus rapide à prendre en main. Une équipe technique qui veut héberger ses données elle-même se tournera plutôt vers n8n.
 
 

Questions fréquentes sur Make

Make est-il gratuit ?

Oui, la formule gratuite donne 1 000 crédits par mois et deux scénarios actifs, sans limite de durée. Elle suffit pour tester l’outil ou faire tourner une petite automatisation peu fréquente. Un scénario s’y exécute au maximum toutes les 15 minutes.
 

Comment fonctionnent les crédits de Make ?

Depuis le 27 août 2025, Make compte en crédits et non plus en opérations. Chaque action d’un module consomme un crédit, alors que les routeurs et les gestionnaires d’erreur sont gratuits. Les modules d’IA facturent un nombre variable de crédits selon le texte, les fichiers ou les pages traités. Un scénario qui tourne chaque minute peut donc épuiser un forfait en quelques jours.
 

Faut-il savoir coder pour utiliser Make ?

Non, la plupart des scénarios se construisent à la souris. Des notions de logique aident pourtant beaucoup, en particulier pour manipuler des listes ou des dates. Le module HTTP et les webhooks demandent de comprendre le fonctionnement d’une API.
 

Make ou n8n : lequel choisir ?

n8n peut s’installer sur votre propre serveur, gratuitement, ce qui garde les données chez vous. Make se prend en main plus facilement grâce à son éditeur visuel et à son catalogue d’applications prêtes à l’emploi. Le choix dépend surtout de vos compétences techniques et de vos contraintes sur les données.
 
 
Pour aller plus loin : suivez notre guide pour automatiser ses tâches répétitives avec Make et l’IA, et faites le point sur les agents IA qui existent vraiment.
Mise à jour : 6 octobre 2026

1 commentaire pour “Make : automatiser vos tâches sans code avec l’IA”

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