Nano Banana : des images avec du texte enfin lisible
Nano Banana permet de générer et de retoucher des images à partir d’une simple description ou d’une photo existante. Ce nom désigne la famille de modèles d’image de Google DeepMind, accessible dans l’application Gemini, dans la Recherche Google et via l’API. Elle regroupe aujourd’hui trois versions, de la plus rapide à la plus précise.
Découvrir Nano Banana
Nano Banana était au départ un surnom. Google a lancé son modèle Gemini 2.5 Flash Image en août 2025. Le nom de code qui circulait pendant les tests est ensuite resté. Google a repris la marque officiellement pour toute la gamme. Nano Banana Pro, sorti le 20 novembre 2025, correspond au modèle Gemini 3 Pro Image et vise la précision maximale. Nano Banana 2, arrivé le 26 février 2026, correspond à Gemini 3.1 Flash Image et cherche l’équilibre entre qualité et vitesse.
Les trois modèles partagent la même logique. Vous décrivez ce que vous voulez, vous pouvez joindre des images de référence, puis vous affinez le résultat en conversation. Toutes les images produites embarquent le filigrane invisible SynthID de Google, complété depuis 2026 par les identifiants de provenance C2PA. Google intègre également un outil de vérification à l’application Gemini. La firme annonce plus de vingt millions d’utilisations depuis novembre 2025.
Prise en main
L’accès le plus direct passe par l’application Gemini, sur le web ou sur mobile, avec un simple compte Google. Vous tapez votre description dans le champ de saisie et vous demandez une image. Le modèle par défaut est Nano Banana 2, y compris pour les comptes gratuits, dans les modes Fast, Thinking et Pro. Les abonnés Google AI Pro et Ultra basculent ensuite sur Nano Banana Pro, par le menu à trois points de la barre de saisie.
La retouche se fait dans la même conversation. Vous demandez de changer l’arrière-plan, d’ajouter un élément ou de corriger un mot mal orthographié. Le modèle renvoie ensuite une nouvelle version, sans toucher au reste de l’image. Le téléchargement s’effectue enfin image par image. Les développeurs passent plutôt par Google AI Studio, l’API Gemini, la CLI Gemini ou Vertex AI, où les modèles portent leurs noms techniques.
Fonctionnalités clés
Du texte lisible et traduit dans l’image
C’est le point qui a fait la réputation de la gamme. Les modèles écrivent des mots correctement orthographiés à l’intérieur du visuel, sur une affiche, une infographie ou un packaging. Ils gèrent également plusieurs langues dans la même image, et savent traduire un visuel existant en conservant sa mise en page. Le français accentué passe correctement, ce qui départage encore beaucoup de générateurs. Nano Banana Pro garde l’avantage sur les textes longs et les compositions denses.
L’édition conversationnelle d’une photo existante
Vous chargez une photo, vous décrivez la modification en français courant, puis le modèle applique la retouche. La méthode remplace l’apprentissage d’un logiciel de retouche pour les demandes simples. Elle atteint ses limites sur les corrections très fines. Le modèle recompose alors une zone qu’on ne lui avait pas demandé de retoucher. Un aller-retour supplémentaire suffit le plus souvent à rattraper le résultat.
La cohérence des personnages et des objets
Des images de référence permettent de garder un visage, un produit ou un style d’une génération à l’autre. La documentation de l’API fixe les plafonds. Nano Banana Pro accepte jusqu’à six images d’objets, cinq images de personnages et trois images de style. Nano Banana 2 monte à dix images d’objets et quatre images de personnages. Sur une série longue, des variations subtiles apparaissent encore.
Les résolutions, du 512 px au 4K
Nano Banana 2 couvre les résolutions de 512 px à 4K, dans plusieurs formats. La version Pro propose le 1K, le 2K et le 4K. Le premier modèle, Gemini 2.5 Flash Image, reste en retrait sur ce point. Le 4K se réserve donc aux deux versions récentes, et l’API le facture plus cher que le 1K.
Les intégrations dans les produits Google
Nano Banana 2 alimente la Recherche Google, via Lens et le mode IA, dans 141 pays. Il est également disponible dans Flow, l’outil de création vidéo de Google. Les équipes marketing le retrouvent dans Google Ads, et les utilisateurs de Workspace dans Slides et Vids. Les développeurs y accèdent enfin depuis Antigravity, la plateforme de développement agentique de Google, pour produire des maquettes d’interface.
Cas d’usage
Graphistes et directeurs artistiques : ils produisent des maquettes, des affiches et des déclinaisons de charte avec le texte déjà en place. La sortie en 4K permet d’aller jusqu’à l’impression sans repasser par un agrandisseur.
E-commerçants : ils mettent en scène un produit photographié sur fond neutre dans différents décors, sans organiser de nouveau shooting. Les images de référence maintiennent l’aspect du produit d’une déclinaison à l’autre.
Équipes marketing : elles déclinent une campagne en plusieurs langues à partir d’un visuel unique, puis testent des variantes de message. L’intégration dans Google Ads évite l’export manuel vers l’outil publicitaire.
Développeurs et indépendants : ils appellent le modèle depuis l’API pour illustrer un site, un catalogue ou une application. La facturation à l’unité rend le budget prévisible sur un volume important.
Tarifs
L’application Gemini donne accès gratuitement à Nano Banana 2. Nano Banana Pro y reste disponible dans une limite quotidienne réduite, que Google ajuste selon la charge. Ensuite, l’abonnement Google AI Pro, à 21,99 € par mois, relève cette limite à une centaine d’images Nano Banana Pro par jour. Enfin, Google AI Ultra, à 274,99 € par mois, monte jusqu’à un millier d’images quotidiennes. Côté API, Nano Banana Pro est facturé 0,134 $ l’image en 1K et en 2K, puis 0,24 $ en 4K. Nano Banana 2 revient ainsi à 0,067 $ l’image en 1K. Le mode batch divise ces montants par deux.
Analyse des points forts et limites
Points forts
- Le meilleur rendu de texte du marché : les mots restent lisibles et bien orthographiés dans l’image, y compris en français accentué.
- Une retouche accessible : la modification se demande en langage courant, ce qui ouvre l’édition d’image à des utilisateurs sans formation graphique.
- Une gamme complète : trois modèles couvrent le brouillon rapide, la production courante et le visuel de précision.
- La traçabilité : le filigrane SynthID et les identifiants C2PA accompagnent chaque image, et la vérification se fait directement dans l’application Gemini.
- Le 4K en sortie : la résolution suffit pour l’impression, ce qui reste rare chez les générateurs grand public.
Limites
- Le meilleur modèle reste bridé en gratuit : Nano Banana Pro s’utilise quelques images par jour sans abonnement, et le plafond bouge sans préavis.
- La cohérence s’effrite sur les séries longues : au-delà de quelques générations, un visage ou un produit dérive légèrement.
- Des refus difficiles à anticiper : les filtres de contenu bloquent parfois des demandes professionnelles banales, sans explication utilisable.
- Une dépendance à l’écosystème Google : l’expérience complète suppose un compte Google, et les intégrations les plus fluides concernent les produits maison.
- Des noms commerciaux confus : les trois modèles ne se classent pas dans l’ordre que leur nom suggère, et chacun porte en plus un identifiant Gemini.
Notre recommandation
Nano Banana s’impose dès que le visuel contient du texte. Une affiche, une infographie ou une publicité multilingue sortent propres du premier coup. Aucun concurrent ne tient ce niveau aussi régulièrement. Le plan gratuit suffit pour un usage occasionnel, car Nano Banana 2 y reste disponible sans compteur visible. L’abonnement Google AI Pro se justifie ensuite pour une production hebdomadaire. Vous gardez alors Nano Banana Pro sous la main sans compter vos essais. Les créatifs qui cherchent un parti pris esthétique fort et peu de filtres regarderont plutôt du côté de Midjourney.
Questions fréquentes sur Nano Banana
Nano Banana est-il gratuit ?
Oui, l’application Gemini le propose gratuitement avec un compte Google. Le modèle par défaut est Nano Banana 2, y compris pour les comptes sans abonnement. La version Pro reste accessible, mais seulement pour quelques images par jour.
Quelle différence entre Nano Banana, Nano Banana 2 et Nano Banana Pro ?
Le premier modèle, sorti en août 2025, s’appelle simplement Nano Banana. La version Pro, lancée en novembre 2025, vise la précision maximale et le texte long. Nano Banana 2, arrivé en février 2026, garde une bonne partie de cette qualité et génère plus vite. Le chiffre ne classe donc pas les modèles par puissance.
Peut-on écrire du texte en français dans l’image ?
Oui, les modèles écrivent le français accentué, cédille comprise. Vous indiquez le texte exact entre guillemets dans votre description, puis vous vérifiez le rendu. Une faute se corrige en demandant la correction dans la conversation.
Comment savoir qu’une image a été générée par Nano Banana ?
Chaque image sort avec le filigrane invisible SynthID et des identifiants de provenance C2PA. L’application Gemini analyse une image téléversée et indique si elle porte cette signature. Google indique que le filigrane résiste aux modifications courantes. Aucun système de ce type ne garantit une détection parfaite.
Nano Banana Pro ou GPT Image 2, lequel choisir ?
Les deux modèles se tiennent sur la qualité générale. Nano Banana Pro garde l’avantage sur le texte dans l’image, la traduction de visuels et la sortie en 4K. GPT Image 2 s’intègre plus naturellement à un usage déjà installé dans ChatGPT. Le choix dépend surtout de l’écosystème dans lequel vous travaillez.
Pour aller plus loin : découvrez tout notre dossier pour créer des images avec l’IA, et retrouvez Nano Banana dans notre comparatif des 20 meilleurs générateurs d’images IA.
Mise à jour : 10 septembre 2026













